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La   citoyenneté   aux   couleurs   locales  !

 

A Massy, Monsieur Delahaye bafoue la loi de 1905 et fait payer les massicois - juillet10

 

 

Au Conseil Municipal du 2 juillet 2009, Monsieur Delahaye, usant du créneau de la pause estivale, avait tenté de faire approuver le dossier de consultation des entreprises pour la construction au Parc des Sports d’un bâtiment  à usage non pas sportif mais en réalité cultuel (Résolution 14). La proposition de construction du local, avait cependant semé le trouble dans la majorité de Monsieur Delahaye au point d’être adoptée par 14 pour (majorité), 10 abstentions (majorité) et 8 contre (opposition). Philippe Gautreau (Conseiller municipal Massy@venir) avait tenu à saluer et remercier ses collègues de la majorité ayant fait passer leur conscience républicaine avant leur fidélité au Maire (article m@v Laïcité du 15 juillet 2009).

Monsieur Delahaye a laissé passer un an par prudence et saisi à nouveau l’opportunité de la dernière réunion du Conseil Municipal avant les grandes vacances, le 24 juin 2010 pour faire  un pas de plus et  faire voter par le conseil l’attribution du marché  pour un montant de 304 872 euros (Décision 26 du Conseil Municipal du 24 juin 2010.) Cette disposition a été adoptée par 9 abstentions (dont celle d’une élue de la majorité, que nous saluons) et 30 pour  (8 élus de la majorité absents avaient donné une procuration).

Massy@venir dénonce l’obstination avec laquelle Monsieur Delahaye brave la loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat de 1905, laquelle stipule que « la République ne reconnaît ni ne salarie aucun culte. En conséquence seront supprimées des budgets de l’Etat, des départements et des communes toutes dépenses relatives à l’exercice des cultes ». Refuser ce projet d’attribution de local municipal dédié à un culte, c’est donc, pour Massy@venir, obéir à l’une des lois de la République. D’aucuns condamnent cette loi et au nom d’une  laïcité prétendument ouverte et reprochent à la loi de 1905 d’être intolérante, voire irréligieuse. Bien au contraire, c’est la loi de 1905 qui permet aux cultes de  coexister librement, pacifiquement, sans envie et sans jalousie, car ils ne vivent  spirituellement que de la foi de leurs fidèles et matériellement des seuls dons des croyants. Aucun autre élément politique, administratif et financier ne vient les soutenir. Imaginez l’ambiance  si les religions rivalisaient à coup de demandes de subvention. Il y aurait forcément des ententes avec les pouvoirs, des calculs, des échanges de bons procédés, car les hommes politiques ne donnent jamais rien pour rien. 

 Dans le passé, à quoi a abouti l’alliance du trône et de l’autel ? A une société imprégnée de morale conformiste, hypocrite. Et on veut revenir là-dessus dans la France de la pilule, de la libéralisation de l’avortement, de l’égalité de l’homme et de la femme, du PACS, de la tolérance sexuelle, etc. ?

 D’ailleurs en ces temps de rigueur, où la Mairie augmente les tarifs de ses services, réduit les aides aux plus démunis, rogne sur tout, ce n’est vraiment pas le moment de créer, en même temps deux lieux à vocation cultuelle (puisque le chantier de la mosquée vient d’être ouvert officiellement). Cela tombe vraiment très mal…

 

Les trois Suisses - juillet10

 

 

Comme c’est le temps des catalogues, nous intitulerons cet article « Les Trois Suisses » ou le « Chouchou ». En plus, cela correspond parfaitement à l’actualité.Il y a donc Trois Suisses. Le premier est français. Quand il était avocat d’affaire, il accompagnait régulièrement ses clients à Genève pour les aider à placer leurs fonds à l’abri du fisc français. Il est actuellement Président de la République, et fin 2010 il a déclaré la guerre aux « paradis fiscaux ».La seconde est française, épouse du Ministre du Budget. Comme gestionnaire de fortune, elle allait aussi à Genève placer l’argent de ses client(€)s à l’abri des lois françaises. Son époux était alors Ministre du Budget. Il ignorait tout de cela. C’est normal, elle ne lui en parlait pas (secret des affaires). L’Administration fiscale qui dépendait de ce Ministre ne lui en parlait pas non plus. Par respect pour le secret fiscal, liberté fondamentale des français, elle cachait tout à son Ministre. Voilà ce que j’appelle du courage.

Le troisième est suisse, lui, et banquier. Il garde l’anonymat. C’est normal. Le caractère, la profession. En décembre, quand les ministres français ont mis son beau pays sur la liste grise (pourquoi pas noire ?) des paradis fiscaux, il a fait grise mine. Maintenant, il jubile et distille dans ces braves gazettes suisses aux accents si provinciaux des informations assassines. Oui, la femme du Ministre venait à Genève (pas pour voir le jet d’eau) pendant que son Ministre de mari, resté à Paris  menaçait, à la télé, d’étrangler tous ses clients évadés fiscaux à Genève ou ailleurs. Oui, son mari, quand il était Trésorier de l’UMP est venu récolter des fonds pour la campagne de Sarkozy auprès des exilés fiscaux de là-bas. D’ailleurs, si vous êtes adhérent de l’UMP, vous avez droit, à partir d’une certaine (grosse) somme versée, à un document de remerciement, séparé et signé d’un ponte haut placé, comme cela, pour rien, bien sûr. Vous l’ignoriez ? C’est normal, vous n’êtes pas à l’UMP. Le mari, c’était le « Chouchou », (j’y tiens à mon catalogue) l’homme de confiance, le premier ministrable éternel, l’homme indispensable en charge des réformes phares du septennat (le bouclier fiscal, les retraites…)

Tout ce beau monde hypocrite et malhonnête qui brandit la morale d’une main et ramasse l’argent de l’autre est en train de se noyer dans la boue qu’il a faite. Tant mieux !Mais me direz-vous, à quoi tendent ces propos. Massy ne fait pas ce genre de politique. Massy, comme le dit Monsieur Delahaye, ne fait pas de politique. Les élus sont intègres. Oui. Les marchés sont transparents. Les procédures légales respectées. Est-il normal cependant que le Maire cumule le salaire de Maire, qu’il a considérablement accru en début de mandat, les émoluments de Président de la Communauté Europ’essonne  et peut-être un jour le salaire de Sénateur, rêve doucement caressé en secret ? Bien sûr me direz-vous, cela correspond à une charge de travail, (tout travail mérite salaire) mais pour autant même si l’on travaille beaucoup, si l’on se montre beaucoup, si l’on inaugure beaucoup, si l’on parle beaucoup, mange-t-on quinze fois par jour ? Où passe cet argent ? Est-il redistribué ailleurs, dans les poches des fidèles ? Mystère. 

Devant ces sommes importantes et qui disparaissent dans le sable du clientélisme, la démocratie locale, qui ne fait pas de politique s’honorerait à rémunérer également les élus de l’opposition. Ils contribuent eux-aussi par leur travail et leur engagement à l’amélioration de la vie de tous. Ils ont le mauvais goût de ne pas partager l’avis ni les idées du Maire. Ils ne sont pas les seuls à Massy.Mais comme disait un philosophe, «  je ne pense pas comme vous mais je me battrai pour que vous puissiez exprimer vos idées ». C’est cela la République. A ceux qui ricanent en lisant ces lignes, je dirai que lorsque la politique ressemble à un gâteau dont on se réserve de grosses parts, l’exemple des scandales Woerth (auxquels il faut adjoindre, en tant que catalogue « Vert Baudet », les scandales Blanc (les cigares et les deux caves à cigares achetées aux frais de l’Etat), et Joyandet (le permis d’extension de sa villa signé et fondé sur des chiffres faux, le voyage en jet de luxe pour assister à une conférence sur la reconstruction d’Haïti, montre bien comment tout cela finit. Mal.

 


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