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Inoffensive contre la délinquance ? Août 10

 

 

En installant le nouveau Préfet de l’Isère, Nicolas Sarkozy a dévoilé à Grenoble, ville qui avait été le théâtre de violences urbaines il y a quelques semaines, l’essentiel de ses nouvelles mesures contre la délinquance.

 Les commentateurs politiques y voient un rapprochement avec les thèses de l’extrême droite et estiment que Nicolas Sarkozy essaie d’attirer à nouveau la part de l’électorat du Front National qui l’avait soutenu en 2007.

La faculté de retirer la nationalité française en cas de violence sur un agent de la force publique, de refuser la naturalisation à un mineur délinquant au moment de sa majorité, de soumettre à un examen plus approfondi les droits et les prestations des étrangers en situation irrégulière,- censés être mieux traités que ceux en situation régulière et légale, la saisine immédiate du tribunal pour enfant en cas de délinquance de mineurs, la punition des parents négligents ;tout cela  appartient à l’arsenal répressif prôné par le Front National. Ces préconisations se caractérisent par un amalgame xénophobe et raciste, des contre- vérités, et sont difficiles à mettre en œuvre. Les étrangers en situation irrégulière ne touchent pas plus que ceux qui sont dans la légalité. Ils paient même des impôts, mais leur patron, lui, est soulagé des charges sociales. Personnellement, je trouve que c’est grave d’être déchu de la nationalité française, car j’aime la France, ses idées et sa culture. Je me sens français, mais si j’étais un criminel endurci, je crois que la menace de la déchéance nationale me laisserait indifférent. Le reste est de la même veine. La France est signataire de la Charte des droits de l’enfant, qui stipule que tout enfant a droit à une nationalité. On ne peut lui dénier ce droit sans s’exposer à un recours. Quant aux parents négligents, les punir semble difficile, car s’ils sont responsables civilement des actes de leurs enfants, ils ne le sont pas juridiquement car, en droit français la culpabilité repose, par principe, sur l’intention de commettre le délit. 

Plutôt que d’annoncer en rafales des mesures qui ne marchent pas, il faut prendre le temps de réfléchir. Sans réunir tout de suite un Grenelle de l’Insécurité,- qui s’imposera certainement, au moment des échéances politiques nationales, il faut voir ce qui marche et le mettre en œuvre. Cela existe.

L’accroissement des effectifs policiers sur le terrain, en nombre suffisant, et se faisant respecter est le premier moyen évident. Leur intervention doit être sans répit, dans les lieux où la délinquance est circonscrite.

Tel est le problème rencontré actuellement à Massy où la vie quotidienne des habitants de lieux bien précis est pourrie par de petits délinquants et revendeurs sans que la police ne fasse rien, malgré d’incessantes relances Devant le spectacle de voitures de luxe conduites par des jeunes tout juste majeurs, on songe à l’utilisation de GIR (groupements d'intervention régionale), idée de Jean-Pierre Chevènement, groupe  associant douaniers, policiers ou gendarmes et services fiscaux ou administratifs, notamment pour vérifier la légalité des possessions d'un délinquant présumé et procéder à des saisies si besoin.

Les moyens humains, matériels, juridiques existent. Il faut agir sans faire de basse politique.

 

A Massy, Monsieur Delahaye bafoue la loi de 1905 et fait payer les massicois - juillet10

 

 

Au Conseil Municipal du 2 juillet 2009, Monsieur Delahaye, usant du créneau de la pause estivale, avait tenté de faire approuver le dossier de consultation des entreprises pour la construction au Parc des Sports d’un bâtiment  à usage non pas sportif mais en réalité cultuel (Résolution 14). La proposition de construction du local, avait cependant semé le trouble dans la majorité de Monsieur Delahaye au point d’être adoptée par 14 pour (majorité), 10 abstentions (majorité) et 8 contre (opposition). Philippe Gautreau (Conseiller municipal Massy@venir) avait tenu à saluer et remercier ses collègues de la majorité ayant fait passer leur conscience républicaine avant leur fidélité au Maire (article m@v Laïcité du 15 juillet 2009).

Monsieur Delahaye a laissé passer un an par prudence et saisi à nouveau l’opportunité de la dernière réunion du Conseil Municipal avant les grandes vacances, le 24 juin 2010 pour faire  un pas de plus et  faire voter par le conseil l’attribution du marché  pour un montant de 304 872 euros (Décision 26 du Conseil Municipal du 24 juin 2010.) Cette disposition a été adoptée par 9 abstentions (dont celle d’une élue de la majorité, que nous saluons) et 30 pour  (8 élus de la majorité absents avaient donné une procuration).

Massy@venir dénonce l’obstination avec laquelle Monsieur Delahaye brave la loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat de 1905, laquelle stipule que « la République ne reconnaît ni ne salarie aucun culte. En conséquence seront supprimées des budgets de l’Etat, des départements et des communes toutes dépenses relatives à l’exercice des cultes ». Refuser ce projet d’attribution de local municipal dédié à un culte, c’est donc, pour Massy@venir, obéir à l’une des lois de la République. D’aucuns condamnent cette loi et au nom d’une  laïcité prétendument ouverte et reprochent à la loi de 1905 d’être intolérante, voire irréligieuse. Bien au contraire, c’est la loi de 1905 qui permet aux cultes de  coexister librement, pacifiquement, sans envie et sans jalousie, car ils ne vivent  spirituellement que de la foi de leurs fidèles et matériellement des seuls dons des croyants. Aucun autre élément politique, administratif et financier ne vient les soutenir. Imaginez l’ambiance  si les religions rivalisaient à coup de demandes de subvention. Il y aurait forcément des ententes avec les pouvoirs, des calculs, des échanges de bons procédés, car les hommes politiques ne donnent jamais rien pour rien. 

 Dans le passé, à quoi a abouti l’alliance du trône et de l’autel ? A une société imprégnée de morale conformiste, hypocrite. Et on veut revenir là-dessus dans la France de la pilule, de la libéralisation de l’avortement, de l’égalité de l’homme et de la femme, du PACS, de la tolérance sexuelle, etc. ?

 D’ailleurs en ces temps de rigueur, où la Mairie augmente les tarifs de ses services, réduit les aides aux plus démunis, rogne sur tout, ce n’est vraiment pas le moment de créer, en même temps deux lieux à vocation cultuelle (puisque le chantier de la mosquée vient d’être ouvert officiellement). Cela tombe vraiment très mal…

 


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