|
On parle souvent de fièvre immobilière et de catastrophe naturelle séparément, en évoquant, par exemple, les villes fantômes espagnoles du fait de l’immobilier neuf invendu ou le réchauffement climatique. Les dernières catastrophes naturelles en France et au Chili ont tristement réuni l’un et l’autre. Malheureusement, il est bien tard pour dénoncer les constructions imprudemment situées trop près du littoral de Vendée ou de s’interroger sur la fragilité d’immeubles récents prétendument construits ( c’était du moins ce que disaient les promoteurs) selon les règles antisismiques chiliennes pourtant les plus rigoureuses d’Amérique latine. On peut penser à Massy et s’interroger sur ce qui se passerait par exemple :
Les rues abondamment goudronnées et bétonnées retiendraient l’eau au lieu de l’absorber, le système d’évacuation des eaux serait insuffisant On peut craindre, en centre ville, comme cela a eu lieu à Berne des inondations de caves et de premier étage, des noyades horribles dans les bouches à égout dont la plaque s’est enlevée sous la pression de l’eau Il est nécessaire de revoir le système d’évacuation des eaux, de l’entretenir, et de ménager des espaces herbeux susceptibles de capter autant qu’il est possible l’eau de pluie.
On peut craindre une montée d’eau par nappe qui s’étendrait sur le voie rapide de la Bièvre, le bas de quartier de Villaine. Le gymnase censé recueillir les victimes de l’inondation serait certainement inaccessible car noyé. Il faut revoir à la hausse les capacités de rétention des bassins situés en amont de la Bièvres. J’ajoute que le cours et les abords du fleuve doivent être sévèrement entretenus pour éviter tout engorgement d’arbres morts etc. Or l’entretien relève, semble-t-il de particuliers.
A-t-on songé aux risques de ce vaste couloir constitué par la voie de chemin de fer qui mène à Massy-Palaiseau si un vent violent s’y engouffre (bris d’arbres, envols d’objets, inaccessibilité de la passerelle) Ce problème se pose avec d’autant plus d’acuïté que la zone Vilmorin est bâtie et habitée, ce qui n’était pas le cas avant où les anciens laissaient à la culture les espaces plats et dénudés et plaçaient prudemment leurs demeures à l’abri des vents. Il est donc urgent de réfléchir à un système de coupe vent Massy qui se développe ne doit pas oublier qu’elle le fait dans un cadre naturel, et que la nature sait violemment parfois reprendre ses droits. |









