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Fièvre immobilière et catastrophe naturelle - mars10

 

 

On parle souvent de fièvre immobilière et de catastrophe naturelle séparément, en évoquant, par exemple, les villes fantômes espagnoles du fait de l’immobilier neuf invendu ou le réchauffement climatique. Les dernières catastrophes naturelles en France et au Chili ont tristement réuni l’un et l’autre.

 

Malheureusement, il est bien tard pour dénoncer les constructions imprudemment situées trop près du littoral de Vendée ou de s’interroger sur la fragilité d’immeubles récents prétendument construits ( c’était du moins ce que disaient les promoteurs) selon les règles antisismiques chiliennes pourtant les plus rigoureuses d’Amérique latine.

 

On peut penser à Massy et s’interroger sur ce qui se passerait par exemple :

 
  • En cas de précipitation extrêmement brutale et abondante (orage de grêle ou de pluie).

Les rues abondamment goudronnées et bétonnées retiendraient  l’eau au lieu de l’absorber, le système d’évacuation des eaux serait  insuffisant

On peut craindre, en centre ville, comme cela a eu lieu à Berne des inondations de caves et de premier étage,  des noyades horribles dans les bouches à égout dont la plaque s’est enlevée sous la pression de l’eau

Il est nécessaire de revoir le système d’évacuation des eaux, de l’entretenir, et de ménager des espaces herbeux susceptibles de capter autant qu’il est possible l’eau de pluie.

 
  • En cas d’inondation due à la Bièvres (comme dans les années soixante).

On peut craindre une montée d’eau par nappe qui s’étendrait sur le voie rapide de la Bièvre, le bas de quartier de Villaine. Le gymnase censé recueillir les victimes de l’inondation serait certainement inaccessible car noyé. Il faut revoir à la hausse les capacités de rétention des bassins situés en amont de la Bièvres. J’ajoute que le cours et les abords du fleuve doivent être sévèrement entretenus pour éviter tout engorgement d’arbres morts etc. Or l’entretien relève, semble-t-il de particuliers.

 
  • En cas de forte tempête,

A-t-on songé aux risques de ce vaste couloir constitué par la voie  de chemin de fer qui mène à Massy-Palaiseau si un vent violent  s’y engouffre (bris d’arbres, envols d’objets, inaccessibilité de la passerelle) Ce problème se pose avec d’autant plus d’acuïté que la zone Vilmorin est bâtie et habitée, ce qui n’était pas le cas avant où les anciens laissaient à la culture les espaces plats et dénudés et plaçaient prudemment leurs demeures à l’abri des vents. Il est donc urgent de réfléchir à un système de coupe vent

 Massy qui se développe ne doit pas oublier qu’elle le fait dans un cadre naturel, et que la nature sait violemment parfois reprendre ses droits.

 

 

Nouvelle médiathèque Hélène Oudoux, m@v explique les choses différemment – fev10

 

 

Vous n’êtes pas sans avoir remarqué la publicité rutilante « A l’Ouest du Nouveau ! » placée aux frais des massicois sur plusieurs très grands panneaux publicitaires déroulants. Certes, il est légitime d’informer les massicois de la réouverture de la Médiathèque Hélène Oudoux. Mais pourquoi le faire avec autant d’exagération, en plagiant les titres du roman de Remarque (A l’Ouest, rien de nouveau) ou du film de Sergio Leone sinon par autopromotion ? 

Pourtant Monsieur Delahaye n’a pas toujours été favorable à la réhabilitation, et à plus forte raison à l’extension de la Médiathèque Hélène Oudoux. Il a fallu le courage et la persévérance des habitants du quartier pour empêcher que ce lieu de connaissance et de culture indispensable ne fût pas purement et simplement supprimé par Monsieur Delahaye. Des mamans du quartier auxquelles Monsieur Delahaye avait répondu que lui, le maire, avait décidé la disparition d’Hélène Oudoux et que si elles voulaient son maintien, elles n’avaient qu’à être maires (!) ont dû lancer une pétition dont l’écho a été suffisant pour faire plier Monsieur Delahaye et l’obliger à revoir sa position.  

La vérité n’a pas de prix et elle ressort toujours (bien que les erreurs de « casting » et les mutiples avenants au marché, dûs à de mauvaises prévisions budgétaires et techniques, ont pour le coup, un prix... Au frais des contribuables !) 

Massy@venir tient toutefois à saluer cette initiative courageuse, remercier celles et ceux qui l’ont soutenue et qui ont fait éviter à Hélène Oudoux « la chronique d’une mort annoncée ».

Bravo et merci.

 

Haut débit sur Massy - Fev10

 

Dans « Massy l’Hebdo » en première page, à la rubrique « ma ville » on peut lire sous le titre accrocheur « Le très haut débit, c’est demain ». 

Vincent Delahaye, Maire de Massy, se mobilise pour que la fibre optique soit accessible au plus grand nombre de Massicois, Il vient d’adresser un courrier aux bailleurs présents sur la commune, pour les inciter à autoriser au plus vite le déploiement de la fibre, point-à-point, jusqu’à chaque logement. “Il est indispensable que les locataires aient accès à l’Internet à Très Haut Débit au même titre que les propriétaires massicois”, a-t-il insisté auprès des bailleurs. Ces derniers doivent maintenant désigner un opérateur d’immeuble, qui réalise à ses frais l’installation, la gestion et la maintenance des fibres depuis la voie publique jusqu’à votre porte. Celles-ci seront ensuite mises à disposition de tous les opérateurs, pour que chaque locataire choisisse, en toute liberté, l’offre Internet qui lui convient le mieux. 

On comprend bien qu’il ne suffise pas de tendre des fibres optiques dans le sous-sol de Massy (en oubliant parfois de le faire dans certains tronçons comme cela s’est passé dans plusieurs opérations de réhabilitation récente de la voierie). Il faut aussi que les massicois puissent se connecter, ce qui ne se fait pas en entrebaillant sa fenêtre ou en ouvrant le robinet. 

Mais sérieusement, peut on croire à l’existence d’un opérateur miracle qui viendra installer les connexions dans les immeubles, fera passer les fils dans l’escalier par exemple sans qu’il en coûte un centime aux massicois. 

Peut-on croire que le consommateur massicois pourra choisir librement l’offre internet qui lui convient le mieux en faisant jouer la libre concurrence pour obtenir des prix plus basLa réalité est différente. Si un massicois veut choisir un opérateur  internet qui lui convient, il devra y mettre le prix. Il aura alors en réalité peu de choix. L’installation et la maintenance des connexions auront forcément un coût que l’opérateur d’immeuble, choisi par le bailleur, finira par répercuter sur le porte monnaie des usagers massicois. Parce que tout simplement un opérateur privé est une entreprise qui cherche à gagner le maximum d’argent. 

Les déclarations généreuses de Monsieur Delahaye (égal accès à Internet pour les propriétaires et les locataires, libre choix) ne sauraient longtemps cacher que le grand projet de fibre optique installé dans la ville induira des frais nouveaux à la charge des massicois). Après la taxe sur les ordures ménagères,  la taxe internet ? D’ailleurs la décision de Monsieur Delahaye d’écrire aux bailleurs n’a fait l’objet d’aucun examen en Commission ni d’aucune délibération en Conseil Municipal, certainement pour éviter que ne se reproduise les réactions provoquées par la « Taxe sur les ordures ménagères ». 

Mais chacun sait que Monsieur Delahaye gère sa ville en bon père de famille et que s’il fait appel aux bailleurs pour désigner un opérateur d’immeuble, c’est uniquement parce qu’il est un gestionnaire sage et prévoyant,et  non pour fuir sa responsabilité.

 


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