 | Comme c’est le temps des catalogues, nous intitulerons cet article « Les Trois Suisses » ou le « Chouchou ». En plus, cela correspond parfaitement à l’actualité.Il y a donc Trois Suisses. Le premier est français. Quand il était avocat d’affaire, il accompagnait régulièrement ses clients à Genève pour les aider à placer leurs fonds à l’abri du fisc français. Il est actuellement Président de la République, et fin 2010 il a déclaré la guerre aux « paradis fiscaux ».La seconde est française, épouse du Ministre du Budget. Comme gestionnaire de fortune, elle allait aussi à Genève placer l’argent de ses client(€)s à l’abri des lois françaises. Son époux était alors Ministre du Budget. Il ignorait tout de cela. C’est normal, elle ne lui en parlait pas (secret des affaires). L’Administration fiscale qui dépendait de ce Ministre ne lui en parlait pas non plus. Par respect pour le secret fiscal, liberté fondamentale des français, elle cachait tout à son Ministre. Voilà ce que j’appelle du courage. Le troisième est suisse, lui, et banquier. Il garde l’anonymat. C’est normal. Le caractère, la profession. En décembre, quand les ministres français ont mis son beau pays sur la liste grise (pourquoi pas noire ?) des paradis fiscaux, il a fait grise mine. Maintenant, il jubile et distille dans ces braves gazettes suisses aux accents si provinciaux des informations assassines. Oui, la femme du Ministre venait à Genève (pas pour voir le jet d’eau) pendant que son Ministre de mari, resté à Paris menaçait, à la télé, d’étrangler tous ses clients évadés fiscaux à Genève ou ailleurs. Oui, son mari, quand il était Trésorier de l’UMP est venu récolter des fonds pour la campagne de Sarkozy auprès des exilés fiscaux de là-bas. D’ailleurs, si vous êtes adhérent de l’UMP, vous avez droit, à partir d’une certaine (grosse) somme versée, à un document de remerciement, séparé et signé d’un ponte haut placé, comme cela, pour rien, bien sûr. Vous l’ignoriez ? C’est normal, vous n’êtes pas à l’UMP. Le mari, c’était le « Chouchou », (j’y tiens à mon catalogue) l’homme de confiance, le premier ministrable éternel, l’homme indispensable en charge des réformes phares du septennat (le bouclier fiscal, les retraites…) Tout ce beau monde hypocrite et malhonnête qui brandit la morale d’une main et ramasse l’argent de l’autre est en train de se noyer dans la boue qu’il a faite. Tant mieux !Mais me direz-vous, à quoi tendent ces propos. Massy ne fait pas ce genre de politique. Massy, comme le dit Monsieur Delahaye, ne fait pas de politique. Les élus sont intègres. Oui. Les marchés sont transparents. Les procédures légales respectées. Est-il normal cependant que le Maire cumule le salaire de Maire, qu’il a considérablement accru en début de mandat, les émoluments de Président de la Communauté Europ’essonne et peut-être un jour le salaire de Sénateur, rêve doucement caressé en secret ? Bien sûr me direz-vous, cela correspond à une charge de travail, (tout travail mérite salaire) mais pour autant même si l’on travaille beaucoup, si l’on se montre beaucoup, si l’on inaugure beaucoup, si l’on parle beaucoup, mange-t-on quinze fois par jour ? Où passe cet argent ? Est-il redistribué ailleurs, dans les poches des fidèles ? Mystère. Devant ces sommes importantes et qui disparaissent dans le sable du clientélisme, la démocratie locale, qui ne fait pas de politique s’honorerait à rémunérer également les élus de l’opposition. Ils contribuent eux-aussi par leur travail et leur engagement à l’amélioration de la vie de tous. Ils ont le mauvais goût de ne pas partager l’avis ni les idées du Maire. Ils ne sont pas les seuls à Massy.Mais comme disait un philosophe, « je ne pense pas comme vous mais je me battrai pour que vous puissiez exprimer vos idées ». C’est cela la République. A ceux qui ricanent en lisant ces lignes, je dirai que lorsque la politique ressemble à un gâteau dont on se réserve de grosses parts, l’exemple des scandales Woerth (auxquels il faut adjoindre, en tant que catalogue « Vert Baudet », les scandales Blanc (les cigares et les deux caves à cigares achetées aux frais de l’Etat), et Joyandet (le permis d’extension de sa villa signé et fondé sur des chiffres faux, le voyage en jet de luxe pour assister à une conférence sur la reconstruction d’Haïti, montre bien comment tout cela finit. Mal. |
 | La défaite de la France à la Coupe du Monde de football n’est pas qu’un échec sportif. Elle traduit également la faillite du sport comme vecteur des valeurs qu’il était censé transmettre jusqu’alors. En effet, avec le « va te faire enc… sale fils de p… », lancé par Anelka à la figure Domenech, c’est avec la politesse, le respect de l’autre et l’obéissance à celui qui détient l’autorité et l’expérience, qui s’évanouissent. La grève de l’entraînement marque une rupture avec l’appel à l’effort, au travail et au sursaut courageux dans la défaite que le sport est censé enseigner pour faire face à l’adversité. En ces temps de remise en cause d’un des piliers de notre modèle social, à savoir les « retraites », chacun jugera… Il n’est jusqu’au personnage mélodramatique du traître, celui qui colporte des propos qui n’auraient pas dû sortir des vestiaires, qui ne joue un rôle délétère vis-à-vis de l’esprit d’équipe sur lequel repose la pratique de ce sport collectif qu’est le foot. Le mal vient de plus loin, et la campagne de presse visant à effacer le caractère fautif du coup de boule de Zidane alors même que la faute était patente et impardonnable montre que le foot pouvait être absous d’avoir enfreint des valeurs qu’a priori il prétend enseigner, comme le refus de la violence, le contrôle de soi. A Massy, le sport est censé jouer ce rôle formateur, et Monsieur Delahaye ne manque pas d’inaugurer régulièrement les embellissements aux équipements sportifs que la ville contient fièrement. Pourtant, un incident récent, nous paraît symptomatique de la méfiance ou des précautions dont les formateurs font preuve désormais vis-à-vis du sport. Ainsi, un enfant de maternelle de Massy s’est vu refuser l’entrée de son école parce qu’il portait le maillot du Portugal, l’équipe de son père. La réaction est excessive, bien sûr, et l’on n’est plus au temps des uniformes ni des blouses grises. En outre, la communauté portugaise de Massy est suffisamment intégrée dans la ville pour qu’on ne puisse pas envisager de sa part une réaction de repli sur soi ou de communautarisme. Ce ne sont pas les élèves de maternelles qui, après un match de foot en cours de récréation iront brûler les voitures dans le quartier ! Mais doit-on encourager les différences, les communautarismes, le fait de se revendiquer d’une autre Nation lorsqu’on est français ? Doit-on tolérer les signes ostentatoires et distinctifs dès le plus jeune âge ? Cela mérite assurément débat et réflexion… Mais la haine, les conflits et les trahisons qui traversent actuellement le « monde sportif » comme on dit font légitimement peur et incitent à la prudence ! La faute est peut-être due au fait qu’on a privilégié les succès sportifs, les médailles au lieu de démocratiser réellement le sport, d’en faire un passe-temps pacifique, populaire et citoyen. |

| Un Massy à deux vitesses ! Lors du Conseil National des villes, des maires de tous bords ont lancé une pétition. Les problèmes dénoncés par cette pétition ne sont pas étrangers aux massicois. La réforme de la politique de la ville associée à la suppression de la taxe professionnelle (45% de nos ressources) dénoncée par cette pétition, est trop austère de contenu pour occuper la scène médiatique. La suppression de la TP par l’UMP a pour conséquence à MASSY, de créer une taxe sur les ordures ménagères, dont l’objectif n’est pas de traiter exemplairement nos ordures, quoi qu’en dise le maire, mais d’ouvrir la voie à un impôt nouveau. Outre la pénurie de services publics, cette pétition alerte sur le risque de fragmentation urbaine. C’est le cas chez nous : la municipalité façonne un second Massy plus «noble». Un Massy résidentiel, Kaufmann and Broad, le meilleur de Massy selon une publicité immobilière indécente. Vivons-nous tous dans la même ville? On en vient à vivre entre communautés aisées, modestes ou pauvres au détriment du Pacte Républicain. Faudra-t-il de nouvelles émeutes, demande la pétition, pour que les pouvoirs publics s’intéressent à nouveau à nos villes et à ceux qui y vivent? Combien d’habitants souffrent d’un sentiment d’abandon des pouvoirs publics et vivent dans la lassitude ou l’exaspération, l’incivilité, la vandalisation des biens et la dégradation de l’espace public, sans réponse de leurs élus ? Notre maire prête à sourire quand il installe une vidéosurveillance (limitée aux établissements publics) contre la délinquance ; et contre les rodéos en motos ou en quads, des caméras à infrarouges, ne pénalisant dans les faits que les contribuables. texte tiré d'un article précédent de m@v. |
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