|
Le mensuel « 60 millions de consommateurs » dans son numéro de mars 2008 s’alarmait de la hausse des prix aux rayons alimentaires des grandes surfaces. Tempête alors au sommet de l’Etat, dont les plus hautes autorités se faisait un devoir de se pencher sur le caddie que la ménagère avait de plus en plus de mal à remplir. En visite médiatisée le 30 août 2008, au Supermarché « Leclerc » de Bois d’Arcy, dans les Yvelines, Nicolas Sarkozy affirmait que son rôle était d’ « essayer de rendre du pouvoir d’achat aux Français en faisant jouer la concurrence et en permettant de dégager des marges de manœuvre pour que cela soit moins cher ». La loi de modernisation de l’économie, adoptée l’été dernier mettait fin au système des marges arrières, les sommes réclamées par les distributeurs à leurs fournisseurs et censées rémunérer leur politique commerciale (mise en valeur d’un produit, promotion, catalogue, etc.), assouplissait le seuil de revente à perte jusqu’alors définis de manière très rigide par la loi Galland (1996). Qu’en est-il des résultats de cette loi de modernisation ? Le magazine « 60 millions de consommateurs » compare les prix de 1430 produits en août 2008 et en janvier 2009. Résultat : au cours de cette période, on enregistre à peu près autant de hausses que de baisses. Voici les effets pervers d'une économie de marché. Mais on est loin de la baisse globale des prix annoncée par Nicolas Sarkozy, reprise en chœur par les grandes enseignes qui à grand renfort de publicité vantent leurs efforts pour lutter contre « la vie chère ». Pis encore, quand il y a un an le prix des pâtes flambait, c’était à cause de la hausse du prix des céréales. Or depuis les prix des céréales ont perdu 50%. Comment expliquer que certaines références de pâtes ou de semoules enregistrent encore une hausse de 10% ? Aujourd’hui, l’argument de la flambée des prix des matières premières ne tient plus. Enfin selon un sondage réalisé par « 60 millions de consommateurs » par le biais d'internet, entre le 27 janvier et le 12 février 2009, 48% des sondés avaient le sentiment que les prix augmentent encore, 47% qu’ils sont toujours aussi élevés et seulement 5% qu’ils ont commencé à baisser. On est très loin de l’objectif affiché par Nicolas Sarkozy en août 2008 de redonner le maximum de pouvoir d’achat aux Français ! En conclusion, massy@venir estime qu'avec une telle politique, le Président avoue qu'il est bien dans une logique ultralibérale de concurrence et ne compte surtout pas remettre en cause ce système qui affaibli une majorité de français de jour en jour. Plus de concurence = moins d'emplois et/ou baisse des salaires = moins de qualité des produits = dégradation de nos conditions de vie et/ou de travail. Donc moins de pouvoir d'achat et maintien du système ! |








