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La défaite de la France à la Coupe du Monde de football n’est pas qu’un échec sportif. Elle traduit également la faillite du sport comme vecteur des valeurs qu’il était censé transmettre jusqu’alors. En effet, avec le « va te faire enc… sale fils de p… », lancé par Anelka à la figure Domenech, c’est avec la politesse, le respect de l’autre et l’obéissance à celui qui détient l’autorité et l’expérience, qui s’évanouissent. La grève de l’entraînement marque une rupture avec l’appel à l’effort, au travail et au sursaut courageux dans la défaite que le sport est censé enseigner pour faire face à l’adversité. En ces temps de remise en cause d’un des piliers de notre modèle social, à savoir les « retraites », chacun jugera… Il n’est jusqu’au personnage mélodramatique du traître, celui qui colporte des propos qui n’auraient pas dû sortir des vestiaires, qui ne joue un rôle délétère vis-à-vis de l’esprit d’équipe sur lequel repose la pratique de ce sport collectif qu’est le foot. Le mal vient de plus loin, et la campagne de presse visant à effacer le caractère fautif du coup de boule de Zidane alors même que la faute était patente et impardonnable montre que le foot pouvait être absous d’avoir enfreint des valeurs qu’a priori il prétend enseigner, comme le refus de la violence, le contrôle de soi. A Massy, le sport est censé jouer ce rôle formateur, et Monsieur Delahaye ne manque pas d’inaugurer régulièrement les embellissements aux équipements sportifs que la ville contient fièrement. Pourtant, un incident récent, nous paraît symptomatique de la méfiance ou des précautions dont les formateurs font preuve désormais vis-à-vis du sport. Ainsi, un enfant de maternelle de Massy s’est vu refuser l’entrée de son école parce qu’il portait le maillot du Portugal, l’équipe de son père. La réaction est excessive, bien sûr, et l’on n’est plus au temps des uniformes ni des blouses grises. En outre, la communauté portugaise de Massy est suffisamment intégrée dans la ville pour qu’on ne puisse pas envisager de sa part une réaction de repli sur soi ou de communautarisme. Ce ne sont pas les élèves de maternelles qui, après un match de foot en cours de récréation iront brûler les voitures dans le quartier ! Mais doit-on encourager les différences, les communautarismes, le fait de se revendiquer d’une autre Nation lorsqu’on est français ? Doit-on tolérer les signes ostentatoires et distinctifs dès le plus jeune âge ? Cela mérite assurément débat et réflexion… Mais la haine, les conflits et les trahisons qui traversent actuellement le « monde sportif » comme on dit font légitimement peur et incitent à la prudence ! La faute est peut-être due au fait qu’on a privilégié les succès sportifs, les médailles au lieu de démocratiser réellement le sport, d’en faire un passe-temps pacifique, populaire et citoyen. |







